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Gwenaëlle Aubry est née en 1971. Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure (1989), elle a fait des études de philosophie (agrégation, doctorat) et a vécu en Italie, en Côte d’Ivoire et en Angleterre avant de revenir à Paris où elle est à présent directrice de recherche au CNRS. Son premier roman, Le diable détacheur, paraît chez Actes Sud en 1999. Dix autres ont suivi, comme autant de tentatives de saisir ce qui nous saisit.
Photo Francesca Mantovani/© Gallimard
Prix et distinctions
Prix Cino-Del-Duca de soutien à la création littéraire
Lauréate de la Villa Médicis
Prix Thyde Monnier de la SGDL
Prix Femina
Officière de l’ordre des Arts et des Lettres
« Si Gwenaëlle Aubry refuse, littérairement, de s’enfermer en un lieu ou une formule – aucun de ses livres ne ressemble à un autre –, c’est que ce qui préside à leur écriture relève de la rencontre avec ce qu’elle appelle des « instants de foudre » ou de faille, un moment où quelque chose de l’ordre de l’excès vient rompre l’ordinaire de la vie ou la remettre en question. […] Résister aux puissances mortifères, vivre par-delà ce qui nous menace ou nous terrasse, ne pas accepter ce qui, dans la configuration du réel, est inacceptable, faire de ce que l’on vit une invention perpétuelle, c’est ce que < chacun de ses personnages > cherche à faire […], tiraillé entre obéissance et rupture, éblouissement et fureur » (Richard Blin, Le Matricule des anges, septembre 2024).
Ses livres ont figuré, entre autres, dans les sélections des Prix Goncourt (Partages, 2012), Médicis (L’Isolée, 2002 ; Saint Phalle. Monter en enfance, 2021) et Renaudot (Saint Phalle. Monter en enfance). Ils sont traduits dans une dizaine de langues et plusieurs d’entre eux ont été portés à la scène (Notre vie s’use en transfigurations, Personne, Perséphone 2014, La Folie Elisa).
Elle a reçu, en 2009, le Prix Femina pour Personne.
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